Les bois de Falone

Si vous avez des questions sur mon entreprise ou sur le site Internet "Tournage d’art sur bois", n’hésitez pas à me contacter.

Historique

 

  • 2016: découverte du tournage sur bois
  •  
  • 2018: création de mon auto-entreprise "Les Bois de Falone"

Activité

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Mes créations sont principalement basées sur le tournage sur bois, je travail aussi le chantournage, et la sculpture.

Je peux, sur demande, créer des objets bien précis aussi bien en décoration, réparation, esotérisme, soin. Tournage de pendules, baguettes de soins, animaux totem, collier....

le projet de vos rêves sera étudié avec soin.

Équipe

  • Gérant : Olivier Fournier

    Ben, y a que moi et mon tour, c'est déja pas mal

Le bois, ma thérapie

Le tournage sur bois ou

Ma thérapie par les sens

(texte un peu long mais vous comprendrez ma philosophie)

Le bois, une précieuse médecine par l'éveil à la nature et son respect.

 

Le travail autour du bois m'apporte beaucoup de plaisir. C'est un précieux médicament de l'esprit et un plaisir de tous les sens, ou presque.

 

Le bois, lorsque je le travail, me dirige, me fait suivre son propre chemin. En effet, je ne fais pas tout le temps ce que je veux de lui car il résiste, se déforme, peut se fendre et parfois même casser. Je n'ai alors d'autre choix que de recommencer.

Je comprends alors que je me suis trompé dans le choix du morceau qui n'était pas adapté à la forme que je lui destinais. Bien qu'un peu déçu de cette casse, je me reprends vite car je sais que je ferai mieux par la suite puisque c'est par l'expérience et les erreurs qu'on apprend et que l'on s'améliore.

 

Mais pour toute création j'ai besoin avant tout de me recentrer afin de trouver l'inspiration. Pour ce faire je parcours les chemins, les bois, je m'évade dans la nature, mon esprit prend le large là où ne règne que le chant des oiseaux, le bruit des petits animaux qui fuient ma présence tout en m'accompagnant dans ma quête. Quelquefois, au-dessus de moi, le vol d'un faucon me guide vers le chemin à suivre. Et là, je trouve parfois des morceaux qui me plaisent. A cet instant m'arrive la vision de l'objet que que je pourrais créer avec.

 

D'autres fois, c'est en faisant la rencontre d'autres personnes amoureuses du bois comme moi que je trouve mon bonheur, que ce soit en échangeant quelques morceaux avec elles ou en dialoguant sur le travail de celui-ci. Souvent très enrichissants, ces échanges me permettent d'améliorer, comparer, partager chacun de mes petits trucs et astuces et de transmettre mon savoir afin d'aller plus loin dans mes créations.

 

Vient ensuite le processus de création qui s'enclenche dans mon atelier, un processus qui va faire appel à tous mes sens. Tout commence par le choix du morceau de bois : je le palpe, le ressens, le regarde, afin de trouver à quoi je vais le destiner. Mais c'est le plus souvent lui qui me dicte ce qu'il veut que je fasse de lui. Je regarde son veinage, le sens de ses fibres, ses couleurs, ses défauts apparents qui vont faire toute sa richesse et son originalité, les dessins que je pourrais faire ressortir, ou pas. Pour résumer, j'imagine ce que je pourrais en retirer de meilleur.

 

Je le pose alors sur ma scie, ou directement sur mon tour, et là je commence à le travailler. Le toucher devient alors pour moi essentiel : je peux sentir le moindre défaut sous mes doigts tandis que mes yeux deviennent le bout de ces derniers. J'aime ressentir la douceur du bois, une fois la lame passée dessus après une coupe propre et nette. Avec le tour à bois, faire des copeaux devient un plaisir, tout comme le fait de voir un nuage de ceux-ci s'envoler à travers l'atelier ou recouvrir entièrement ma main. Je ressens intensément le bonheur du tournage parfait lorsque l'outil a été bien placé sur la pièce.

Les odeurs qui ressortent de la coupe du bois, sous l'effet de la chaleur, sont parfois fabuleuses et étonnantes : des effluves de pain grillé, de tanin, de noyaux de cerises, d'épices, de parfums, de savon, d'eau de Cologne, de sous-bois, de champignons, de miel chaud envahissent tour à tour l'atelier.

 

Quoi de plus intense que de le sentir si doux au toucher, de humer ses parfums magnifiques et si différents d'une essence à une autre, de voir le projet prendre forme au fur et à mesure que les copeaux s'envolent et enfin, ultime extase, découvrir que derrière cette écorce peut se cacher, au cœur du bois, après l'avoir déshabillé délicatement de quelques couches, des formes, des couleurs étranges et splendides, que seul la nature peut nous offrir. Le temps n'a alors plus d'importance, je suis comme hypnotisé par mon travail et j'oublie tout, même l'heure des repas.

 

Lorsque j'ai débuté le travail du bois, j'ai commencé par faire des copeaux. Puis sont venues les premières pièces, toutes petites, toutes simples et pas vraiment bien finies, mais ô combien j'étais fier de les montrer à tout le monde ! Je me suis alors cru tourneur sur bois, le meilleur dans mon domaine. Mais en regardant sur les sites des autres artisans, j'ai pris la pleine mesure du chemin qu'il me restait à parcourir. Je ne suis en fait qu'un amateur, mais c'est ça qui me donne encore plus la pêche et l'envie de mieux faire, d'apprendre toujours plus.

 

Tout autour de moi, dans mon atelier, il me reste des tas de projets non terminés, mais je sais à présent que rien ne presse, que tout arrive en temps et en heure une fois le moment venu, lorsque le morceau idéal se présentera à moi. Inutile de forcer, la nature nous apprend la patience et le bois seul décidera quand je pourrai continuer mon travail. Encore une fois, c'est lui qui décide de ce que je vais faire de lui, de la nouvelle vie qu'il aimerait avoir.

Le bois, je le respecte, lui qui reste toujours vivant, toujours prêt à m'éblouir. Je suis à chaque fois surpris par ce que je peux obtenir de lui et par ce qu'il peut cacher de trésors insoupçonnés sous ses nombreuses couches, comme ces magnifiques dessins dans son veinage qui n'apparaissent qu'une fois qu'il a été travaillé.

Lors du tournage, cette beauté n’apparaît que lorsqu'on arrête le tour. Avant, tout est presque uni, ce n'est que lorsqu'on appuie sur le bouton « off » que l'on découvre de mystérieuses filigranes.

 

J'aime associer à mes créations diverses essences, différents matériaux : des métaux, la pierre, le cuir, les plumes... Je laisse le bois parler sous ma lame, c'est lui qui me dirige et m'inspire, je reste à son écoute et de là ressort le meilleur que je puisse donner de moi-même.

 

C'est pour tout cela que le tournage sur bois est une véritable thérapie pour moi. Il m'a permis de sortir du trou noir dans lequel mon travail, et notamment ma hiérarchie, m'avaient fait plonger.

Pour certains, c'est un véritable virus qui ne nous lâche plus. Qu'importe, le tournage sur bois n'est que du plaisir, un plaisir de chaque instant et incommensurable. Virus ou thérapie, il ne peut en ressortir que du bonheur à la fin. Je sais que la route sera longue, mais je vois déjà le chemin parcouru en regardant mes premières pièces.

 

Je vais continuer à tourner à n'en plus finir, mais surtout je vais continuer à partager, donner, transmettre, découvrir, apprendre, respecter, toucher, humer, oublier et m'émerveiller devant tant de belles choses que la nature nous offre et qu'elle me donne la possibilité de transformer.

 

Avec le cœur…

 

Olivier

Photos

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